Accès resteint

Accueil du site > Site URSCOP > Actualité > En Auvergne > Conférence / débat : Leader démocratique, travail collectif : le défi (...)

Conférence / débat : Leader démocratique, travail collectif : le défi coopératif

Conférence-débat animée par Sandrine REDERSDORFF, Maître de conférence à l’université Blaise Pascal et Chercheur au Laboratoire de Psychologie Sociale.

Dans une entreprise classique, il existe une catégorisation forte entre dirigeant et salarié. Au sein des SCOP, il y a une sorte d’identité commune, ce qui entraîne un niveau de catégorisation moindre.

Le phénomène d’escalade de l’engagement : on persiste très souvent dans sa première décision, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Même quand on a fait une erreur, il est très difficile de se remettre en cause. Pour un dirigeant, prendre toujours les décisions seul n’est donc pas idéal. Mettre en place une sorte de direction collégiale semble être la solution à ce phénomène.

Quelles sont les conditions d’efficacité du travail coopératif ?

  1. une tâche commune et un objectif réalisable en groupe, qui vont souligner la nécessité du groupe (chaque individu est indispensable pour atteindre cet objectif) et accentuer les besoins réciproques
  2. un groupe restreint, l’idéal étant qu’il comporte 2 à 5 personnes pour permettre les interactions en face à face. Au contraire, dans les trop grands groupes, on observe une dilution des responsabilités, des comportements agressifs, une ignorance des personnes qui ont besoin d’aide ou des plus timides.
  3. une interdépendance positive, c’est-à-dire de la coopération : les résultats de chacun sont affectés par les actions des autres.
  4. la responsabilité individuelle pour assurer l’investissement de chacun et éviter la paresse sociale et la dilution des responsabilités. Il faut rendre chacun unique, que son travail soit identifiable au sein du groupe. (les fiches de poste sont donc pertinentes)
  5. l’accent sur les comportements coopératifs et les interactions constructives afin d’encourager les échanges et la discussion, pour faciliter la confrontation des points de vue.

Le travail coopératif a finalement une multitude de bénéfices : cognitifs (travail) et métacognitifs (réflexion, esprit critique), affinités mutuelles entre salariés, acceptation des différences, diminution des préjugés, estime de soi, sentiment d’efficacité personnelle, intérêt pour le travail et la SCOP = MOTIVATION

Enfin, le travail coopératif est un travail de longue haleine, qui ne s’impose pas d’un coup à un instant donné, mais qui se construit par des efforts au quotidien.

Lire l’intégralité de la conférence

Personnes concernées par l’article : Étudiants