Le nombre d’entreprises coopératives progresse depuis 10 ans.
Les entreprises coopératives (Scop et Scic) se portent bien. Leur nombre ne cesse de progresser depuis dix ans, signe que des entrepreneurs de plus en plus nombreux choisissent de fonder leur projet sur d’autres valeurs que la seule réussite matérielle.
Les entrepreneurs trouvent, avec la Scop, une formule expérimentée depuis plus d’un siècle et plaçant la démocratie au cœur de l’entreprise.
La progression des entreprises coopératives auvergnates enregistrée depuis dix ans est légèrement supérieure à la tendance nationale (+ 33 % au lieu de + 30 %). En effet, l’Union régionale des Scop ne s’est implantée sur le territoire auvergnat qu’en 1999, et il est normal que le développement des coopératives ait pris quelque retard en Auvergne.
Les effectifs des coopératives d’Auvergne progressent plus fortement (+ 58 %) que la moyenne nationale (+ 31 %). Dix transformations de sociétés ou associations existantes en coopérative ont été enregistrées entre 2006 et 2009 dans notre région. Elles ont entraîné un apport d’effectif salarié plus conséquent que celui induit par des créations ex nihilo, qui ne créent en moyenne que deux emplois au démarrage.
Le système coopératif est parfaitement adapté à des TPE (toutes petites entreprises) de moins de vingt salariés, mais, contrairement aux idées reçues, il convient également à des entreprises de plus de cinquante salariés et même de plus de 500 salariés. ACOME, la plus grande Scop de France, compte 1 205 salariés.
Les Scop de la région ont entre 2 et 40 salariés (voire 266 salariés si on prend en compte l’effectif total de la Scop Chronos Intérim, agence de travail temporaire).
En auvergne, 56 % des entreprises coopératives ont moins de dix salariés, 42 % ont entre dix et cinquante salariés et 2 % (soit une Scop) ont 50 salariés ou plus.
L’Auvergne est la région française dans laquelle la taille moyenne des entreprises coopératives est la plus faible (12 salariés par entreprise contre une moyenne nationale de 21 salariés). Mais ce constat est cohérent avec les caractéristiques du tissu économique auvergnat, constitué de plus petites entreprises que nombre de régions françaises.
La plus ancienne Scop française, une imprimerie, a plus de 150 ans. La plus ancienne Scop auvergnate a 43 ans. Il s’agit de Velay Scop.
Les Scop séduisent les entrepreneurs parce que les emplois qu’elles développent sont durablement ancrés dans les territoires, à l’abri des délocalisations. Les salariés associés, qui détiennent un pouvoir majoritaire dans les Scop, ne sauraient évidemment décider de transplanter leur entreprise en Chine !
En Auvergne, plus de la moitié des entreprises coopératives sont concentrées sur le département du Puy de Dôme (56 %), devant l’Allier (21 %), la Haute-Loire (17 %) et le Cantal (6 %).
Ce sont des entreprises fortement ancrées dans leur territoire, qu’il soit urbain ou rural. 38 % des Scop de la région sont implantées dans des communes de moins de 5 000 habitants (dont 13 % installées dans des villes de moins de 2 000 habitants).
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