JWCU, l’organisation Japonaise des coopératives de travail associé, fait état de nombreux dégâts parmi ses membres. Certains proches des travailleurs sont toujours portés disparus. De nombreuses personnes sont toujours sans gaz ni eau ou électricité même si la situation s’améliore à certains endroits. Des bâtiments ont dû être fermés à cause des dommages importants qui ont été constatés, ce qui faisait craindre pour la sécurité de leurs occupants. Cette situation chaotique rend les recherches d’autant plus difficiles.
Malgré les difficultés, l’aide au Japon s’organise et les personnes se mobilisent dans un énorme élan de solidarité. Le bureau central et les antennes régionales de JWCU continuent de recevoir des produits de première nécessité de la part de ses membres à travers tout le pays.
Dans un message au mouvement coopératif, JWCU déclare que la situation « nécessite surtout de la nourriture et nous concentrons tous nos efforts pour fournir des aliments instantanés et des légumes. Les besoins en vivres et la coordination sur le terrain devraient s’étendre sur le long terme ». Les premiers camions venant de Tokyo sont arrivés dans la région de Tohoku (dans les villes de Noda, Ohsaki, Ishinomaki, Onagaw). Les résidents des régions touchées ont besoin d’aide pour déblayer les débris et nettoyer les maisons sinistrées. Plusieurs coopératives ont déjà proposé d’envoyer des renforts et le bureau central de JWCU a aussi l’intention de coordonner des équipes de secours afin de venir en aide aux zones les plus touchées.
Plusieurs coopératives de JWCU proposent aussi de mettre à disposition des camions qui sont nécessaires pour nettoyer les zones dévastées.
En tant qu’organisation qui a pour vocation de créer des emplois, l’organisation JWCU est déterminée à soutenir ses membres afin de sauvegarder leur poste de travail et de garantir les revenus et leur permettre ainsi de reprendre une vie normale : « Alors qu’il y a toujours besoin de vivres pour assurer la survie de la population, nous continuerons à répondre à ces besoins matériels. Certains de nos membres (et beaucoup d’autres personnes) ont perdu leur emploi, leur maison et leurs biens personnels. D’autres ont été évacués vers d’autres villes et ne savent pas quand ils pourront retrouver leur maison ou s’ils seront installés dans des habitations temporaires. Dans ces conditions extrêmes, il faut malgré tout que la vie continue. Les besoins ne se font pas uniquement ressentir dans la région de Tohoku mais aussi dans de nombreux autres endroits, comme à Tokyo et ses environs, où les personnes évacuées ont trouvé refuge ».
L’Alliance Coopérative Internationale a mis en place un fond d’urgence au nom de Japan Disaster Recovery Fund pour tout le mouvement coopératif.
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