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L’essentiel

Les Scop sont des entreprises participatives, centrées sur l’emploi. Elles sont issues pour 15 % d’entre elles de transmissions d’entreprises classiques.

Les Scop, des entreprises participatives

La dimension participative des Scop revêt trois formes :

  • une participation au savoir (par le développement de la co-responsabilité),
  • une participation au pouvoir,
  • une participation financière (aux résultats).

Une participation au savoir Les salariés associés des Scop sont invités à développer, au fur et à mesure de leur parcours dans l’entreprise, la prise de responsabilité. A cet effet, des formations leur sont régulièrement proposées pour renforcer leurs compétences en gestion, stratégie, communication….

Une participation au pouvoir L’accès au sociétariat est l’une des pierres d’angle du statut coopératif. En 2010, 54 % des salariés des Scop sont également associés. Si l’on ne prend en compte que les salariés ayant plus de deux ans d’ancienneté, ce sont 87 % d’entre eux qui sont associés. C’est évidemment la qualité de l’animation coopérative de l’ensemble de l’équipe et la politique d’intégration et de formation des nouveaux salariés qui conditionnent le taux de sociétariat d’une Scop.

Une participation financière Alors qu’il existe actuellement une forte incitation des pouvoirs publics au développement de la participation, les Scop peuvent se targuer d’être le premier réseau d’entreprises participatives de France : 98 % des Scop ont un accord de participation (alors que seulement 2 % des entreprises de moins de dix salariés et 5 % des entreprises de dix à quarante neuf salariés en ont un).

Des entreprises centrées sur l’emploi

Le fondement même du statut Scop est la mise en commun de moyens afin de créer et développer un outil de travail. Faire du profit n’est pas un but ultime, mais le moyen de pérenniser les emplois.
D’ailleurs, dans certaines situations où le statut Scop freine la création d’activités et d’emplois, les Scop créent des filiales. C’est le cas lorsque les besoins d’investissements sont tels qu’ils ne peuvent être réalisés par les seuls salariés. Les Scop emploient directement plus de 40 000 salariés, mais 10 % des Scop ont développé des filiales (environ 300) dans lesquelles elles détiennent la majorité du pouvoir et qui comptent pas loin de 15 000 salariés.

Des emplois non délocalisables

Les Scop séduisent les entrepreneurs parce que les emplois qu’elles développent sont durablement ancrés dans les territoires, à l’abri des délocalisations. Les salariés associés, qui détiennent un pouvoir majoritaire dans les Scop, ne sauraient évidemment décider de transplanter leur entreprise en Chine !
En Auvergne, plus de la moitié des entreprises coopératives sont concentrées sur le département du Puy de Dôme (56 %), devant l’Allier (21 %), la Haute-Loire (17 %) et le Cantal (6 %).
Ce sont des entreprises fortement ancrées dans leur territoire, qu’il soit urbain ou rural. 38 % des Scop de la région sont implantées dans des communes de moins de 5 000 habitants (dont 13 % installées dans des villes de moins de 2 000 habitants).

Des créations ou des transformations

Les Scop françaises, comme les autres entreprises, sont aux deux tiers issues de créations ex nihilo.
Pour le tiers restant, elles proviennent de transformations ou transmissions (14 %) et de reprises d’entreprises en difficulté (16 %).
Les transformations d’entreprises classiques en Scop se développent car cela peut être une solution pour pérenniser l’entreprise dans le cadre du départ en retraite du dirigeant.

En 2008 et 2009, en France, 80 sociétés « classiques », dont deux en Auvergne, se sont transformées en Scop.

Des transmissions aux salariés

Certes, la majorité des chefs d’entreprise partant à la retraite préfèrera toujours trouver un repreneur extérieur, mais dans certains cas, cela se révèle impossible, soit parce que l’activité n’a pas le vent en poupe, soit parce que l’entreprise est installée sur un territoire rural isolé.
La transmission aux salariés devient donc une opportunité, d’autant que ces derniers ont une excellente connaissance de leur entreprise, de son savoir-faire, de son outil de travail, de ses points forts et points faibles. Leur implication dans les décisions est source de motivation et d’émulation. Il est à peu près certain qu’ils mettront tout en œuvre pour que l’entreprise dont ils sont copropriétaires prospère.
De plus, la transmission aux salariés est également avantageuse pour le territoire parce qu’elle maintient l’emploi localement.

« Les salariés connaissent l’entreprise et ont intérêt à préserver leur emploi. Ce sont donc des repreneurs potentiels particulièrement motivés à la continuité de l’entreprise ».

Un exemple, avec les Transports « les Montagnards »

En 2006, 9 des 25 salariés de La SARL « Transports les Montagnards » ont racheté l’entreprise, située à Cournon dans le Puy de Dôme. La SARL a été cédée par deux associés, dont l’un, le gérant, est resté au capital de la Scop. Depuis, l’entreprise, qui intervient dans le domaine du transport de marchandises, a développé son chiffre d’affaires de 29 % et a embauché 6 salariés supplémentaires.

Personnes concernées par l’article : Associations et économie sociale , Collectivités territoriales , Coopérateurs , Coopératives , Créateurs, repreneurs et cédants , Professionnels de l’entreprise