L’article 1 de la loi du 1er juillet 1901 définit l’association comme « Une convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices ».
On peut distinguer, parmi les associations à but non lucratif, les associations militantes et les associations de gestion, lesquelles développent une activité économique.
Les associations peuvent être considérées comme des entreprises sociales quand elles conjuguent un projet économique et une vocation d’utilité sociale.
Parvenue à un certain stade de son développement, le statut associatif peut se révéler être une limite pour certaines associations ayant développé une activité économique. En effet, l’association :
Depuis 2001, le législateur a prévu une passerelle entre l’association et la coopérative.
L’article 28 bis de la loi du 17 juillet 2001 prévoit : « Les associations déclarées relevant du régime de la loi du 1er juillet 1901 ou de la loi du 19 avril 1908 applicable dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin ou de la Moselle peuvent, dans les conditions fixées ci-dessous, se transformer en société coopérative, régie notamment par la présente loi, ayant une activité analogue. Cette transformation n’entraîne pas la création d’une personne morale nouvelle ».
Parmi les moyens facilitateurs favorisant la transformation d’une association en coopérative figure l’apport associatif avec droit de reprise.
Le principe est de permettre à des adhérents de l’association de mettre à la disposition de cette dernière un fonds financier (assimilable au niveau pragmatique à un apport en capital), que l’adhérent futur associé de la coopérative (Scop ou Scic) pourra reprendre au moment de la transformation de l’association pour l’apporter au capital de la coopérative.
En France, on compte 730 000 associations employant plus de 1 270 000 salariés.
Plus d’informations, avec les guides pratiques d’Alternatives Economiques :
N° 14 sur « Entreprendre autrement », pages 60 à 71.
N° 38 bis sur l’économie sociale
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